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«Personne ne sait vraiment» le coût du no deal

Le ministre des Finances britannique Sajid Javid a affirmé lundi sur la BBC qu'il n'était pas en mesure de connaître l'impact pour l'économie du Royaume-Uni d'un Brexit sans accord. Un scénario qui reste, selon lui, «une possibilité».

Pour Sajid Javid, ministre des Finances, le départ du Royaume-Uni de l'UE «aura un impact» sur l'économie britannique.

Pour Sajid Javid, ministre des Finances, le départ du Royaume-Uni de l'UE «aura un impact» sur l'économie britannique. © PHOTO: AFP

(AFP) - S'il indique que le départ du Royaume-Uni de l'UE sans accord «n'est pas notre scénario préféré» et que le gouvernement britannique travaille «pour parvenir à un accord avec nos partenaires européens», Sajid Javid, ministre des Finances assure que «nous ne pouvons pas avoir encore un report» du Brexit.

Malgré une loi votée au Parlement interdisant au Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne sans accord et stipulant que le Premier ministre devrait dans cette éventualité demander un report à Bruxelles, M. Javid, sans donner de détails, a répété que «nous ne pouvons avoir un autre report» du Brexit.

«L'intention de la loi est claire et elle a rendu plus difficile pour le gouvernement d'obtenir l'accord que nous souhaitons», assure le ministre des Finances, qui ajoute cependant que «le gouvernement respectera la loi». Les entreprises «veulent savoir que l'incertitude va toucher à sa fin», poursuit-il. «Il y a une possibilité de 'no deal', c'est pour cela que nous continuons à nous préparer à toute vitesse» pour cette éventualité, assure le ministre.

Interrogé par la BBC sur un impact attendu par les autorités britanniques qui pourrait atteindre 30 milliards de livres sur les finances publiques par an, M. Javid a répondu: «je ne pense pas que quelqu'un ait une vraie réponse complète à cette question, (mais) je n'ai jamais prétendu que partir (de l'UE) sans accord ne serait pas difficile».

En particulier, «si vous faites du commerce avec l'UE, il y aura un impact», a-t-il poursuivi, faisant toutefois valoir qu'il y aurait dans ce cas «une réponse économique significative», à la fois du côté monétaire a-t-il dit en laissant entendre que la Banque d'Angleterre interviendrait, mais aussi «budgétaire».

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