Virgule
Footgolf

Ne pas faire de la figuration au pays de Walt Disney

L’équipe nationale luxembourgeoise de footgolf s’envole pour la Floride où se dispute la Coupe du monde du 27 mai au 7 juin avec l’objectif de faire partie des 24 meilleures nations.

La délégation comptera 14 personnes. Treize joueurs et un caddy.

La délégation comptera 14 personnes. Treize joueurs et un caddy. © PHOTO: D.R.

Journaliste indépendant

La sélection luxembourgeoise a les crocs. C’est toujours utile si vous croisez un alligator sur un green en Floride, ce qui n’est pas une utopie. L’endroit invite au rêve et à la fête, mais les 13 joueurs et leur caddie ne vont pas rendre une visite de courtoisie à Mickey et Minnie à Orlando. Ils vont défier les cadors d’une discipline qui a pris de l’épaisseur ces dernières années.

Lire aussi :Avant les avions, le Findel accueillait des Grand Prix moto

Né au début du siècle, le footgolf a fait son trou et le Luxembourg a surfé sur la vague pour tirer son épingle du jeu dans le concert international. «C’est un savant mélange de force, de précision et de stratégie», résume Marc Depienne, cheville ouvrière de la Fédération luxembourgeoise qui a pris son envol en 2015.

4.000 euros par joueur

Le principe est facile à comprendre pour les golfeurs. C’est l’adaptation de leur sport avec un ballon de football et des trous adaptés. «Certains joueurs préfèrent la finesse à la force, quitte à perdre pas mal de mètres sur leurs envois. D’autres osent mettre de la puissance mais risquent de dévisser. Il y a aussi des règles très pointues comme pour sortir d’un bunker. On arbitre entre nous et si on ne trouve pas compromis, on fait appel à un juge», poursuit Marc Depienne.

Ils sont une trentaine à avoir mordu à l’hameçon au Luxembourg malgré l’absence de terrains de jeu. C’est le gros point noir au pays. «Pas mal de discussions ont déjà eu lieu avec des golfs traditionnels mais aucun accord n’a jamais été conclu.» Marc Depienne tord tout de suite le cou à la rumeur. «Non, nous ne détériorons pas les terrains. Nous faisons moins ‘’d’escalopes’’ qu’un golfeur.» En attendant, les passionnés s’exilent à Longwy pour garder le rythme et se perfectionner car la discipline ne déroge pas aux règles des autres sports. Il faut bosser encore et toujours pour garder le sillage des meilleurs. «La France, l’Espagne, l’Italie et l’Argentine sont les références sur la planète. Les Pays-Bas sont un peu en dessous mais toujours susceptibles de créer une surprise. On retrouve d’anciens joueurs professionnels de football comme l’Argentin Fabian Ayala ou encore le Français Camel Meriem qui compte trois sélections chez les Bleus».

Marc Depienne, cheville ouvrière de la Fédération luxembourgeoise qui a pris son envol en 2015. 

Marc Depienne, cheville ouvrière de la Fédération luxembourgeoise qui a pris son envol en 2015.  © PHOTO: D.R.

Ils sont une trentaine à avoir mordu à l’hameçon au Luxembourg malgré l’absence de terrains de jeu. C’est le gros point noir au pays. «Pas mal de discussions ont déjà eu lieu avec des golfs traditionnels mais aucun accord n’a jamais été conclu.» Marc Depienne tord tout de suite le cou à la rumeur. «Non, nous ne détériorons pas les terrains. Nous faisons moins ‘’d’escalopes’’ qu’un golfeur.» En attendant, les passionnés s’exilent à Longwy pour garder le rythme et se perfectionner car la discipline ne déroge pas aux règles des autres sports. Il faut bosser encore et toujours pour garder le sillage des meilleurs. «La France, l’Espagne, l’Italie et l’Argentine sont les références sur la planète. Les Pays-Bas sont un peu en dessous mais toujours susceptibles de créer une surprise. On retrouve d’anciens joueurs professionnels de football comme l’Argentin Fabian Ayala ou encore le Français Camel Meriem qui compte trois sélections chez les Bleus».

Et le Luxembourg dans tout ça? Il a pris le train en marche. « Moi j’ai participé à toutes les grandes compétitions depuis 2017. De la première Coupe d’Europe à Paris à celle à Buk en Hongrie en 2021 en passant par la Coupe du monde à Marrakech (2018) et la Coupe d’Europe à Londres (2019).» Cette cinquième grande aventure dégage forcément un parfum spécial puisqu’elle trouve refuge à Orlando où la réputation des installations n’est plus à faire.

L’eldorado a aussi un prix. Le budget avoisine les 4.000 euros par joueur. La Fédération a démarché auprès de partenaires et a pu offrir 900 euros par participant. Chaque joueur s’est aussi lancé à la chasse aux sponsors individuels afin de réduire les coûts du séjour.

Le Top 24 sinon rien

La délégation comptera 14 personnes. Treize joueurs et un caddy. Le premier jour de compétition sera crucial pour les 38 pays. Il décidera de la suite des opérations. Le Luxembourg devra choisir 6 joueurs pour les simples et les 4 meilleurs scores seront cumulés pour établir un total en fin de journée. Les 24 meilleures nations poursuivront l’aventure dans une seconde phase divisée en 6 groupes de 4 pays. La suite sera une phase K.-O. Le tournoi continuera aussi pour les nations non qualifiées sous forme de compétition individuelle.

Lire aussi :Le cross biathlon s’invite au Luxembourg

«Nous avons les moyens de nous qualifier pour le Top 24 mondial», poursuit Marc Depienne. «On a fini 9e de la dernière Coupe d’Europe en Hongrie sur 16 nations au départ. Il nous manque peut-être deux ou trois joueurs d’expérience mais on retrouve Alain Parage qui est un atout majeur, Sandro Masi, Marco Martins, Paulino Dias et Telmo Matos qui s’est investi depuis quelques années.»

Il reste à amener quelques jeunes joueurs vers cette discipline et convaincre quelques propriétaires pour faire un peu de place à ces gentlemen qui respectent les codes du golf notamment dans la tenue vestimentaire .Et ce n’est pas parce que la Coupe du monde fait escale à l’ombre de Disneyland qu’il faudra faire le clown.

Sur le même sujet